Beffroi de l'hôtel de ville
inscrit par l'UNESCO au Patrimoine mondial de l'humanité le 15 juillet 2005
16 cloches
ritournelles automatiques

Des lettres de Jean de Peiquigny, gouverneur du comté d'Artois, on peut lire en 1355 que la communauté de la ville d'Aire avait outrepassé les bornes de ses privilèges dans une nouvelle édification de sa halle, en y ajoutant " un clocquier pour le gaité de la dicte ville… ". Les mayeurs et échevins ayant remontré l'utilité de ce beffroi et la nécessité d'y avoir des cloches pour convoquer à la halle à leur justice, " à indiquer aux ouvriers les heures de travail et remplir les autres devoirs comme il convient à une bonne ville". Peiquigny obtempéra à leur requête et permit ce qu'ils demandaient. En 1571, quand on fit le carillon du beffroi, le " vigneron " c'est-à-dire la cloche du couvre-feu, celle des ouvriers, dut être refondue pour devenir note et servir tout à la fois à l'agréable et à l'utile. La chute du beffroi d'Aire, arrivée en 1708, n'a pas eu de résultats funestes pour la bancloque ni pour le " vigneron ". En revanche, l'incendie de 1914 qui fit de la haute tour une immense torche les détruira totalement.Dix ans plus tard, dans le cadre d'un marché de gré à gré et pour un montant de 56.175 Francs, la commune fera appel à la maison Henri Lepaute, horloger à Paris, pour installer les 16 cloches du carillon fondu par Georges Ronat, fondeur à Chalette (Loiret).

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