Beffroi de l'hôtel de ville
65 cloches
carillon manuel + ritournelles automatiques

Un des plus grands carillons Français avec Chambéry, Dijon et Douai. La plus grosse cloche, un Sol dièse 2, est signée du fondeur Lyonnais Dupont Père et Fils, (4.300 kgs ), elle est voisine de 2 autres du même artisan, un Ré Dièse 3 et un Fa 3. La quatrième Dupont, brisée en 1913, (un Si 2 ), fut refondue par Burdin. C'est Edouard Herriot, Maire, qui après un voyage en Belgique où il vit le Beffroi de Bruges et entendit son carillon, prit la décision d'en construire un à Lyon dans un beffroi tout trouvé, celui de l'Hôtel de Ville. Là, depuis 1675, quatre cloches du fondeur local Dupont étaient utilisées pour sonner divers événements de la vie de la cité, tintées par des sonneurs lors des grandes occasions ; elles étaient aussi reliées à une horloge. En 1884, la cloche des heures se fêla et ce n'est qu'en 1912 qu'elle fut refondue par le fondeur Lyonnais Burdin. C'est le 16 février 1914 que le conseil municipal accepta le projet de Burdin Aîné pour la fourniture d'un carillon de 25 cloches pour la somme de 25.930.-fr. La tessiture de cet instrument couvrait une étendue allant du Mi 3 de 936 kgs au Mi 5 de 34 kgs, le carillon étant transposé : le Mi 3 étant un Do au clavier. Une machine à carillonner Désiré Somers (Malines) fut également commandée pour jouer des mélodies en automatique à divers moments de la journée. La guerre arrêta les travaux d'installation et c'est seulement le 11 novembre 1919 que Staf Nees, Carillonneur d'Anvers inaugurera le carillon. Le premier carillonneur fut Jean-Louis Debard (1860-1939), puis Louis Chavand (1939-1952). André Combe fut le troisième carillonneur municipal jusqu'au jour il disparut tragiquement le 10 novembre 1986, en se jetant de l'Hôtel de Ville sur la Place des Terreaux. En 1987, Jean-Bernard Lemoine, alors carillonneur d'Annecy lui succéda. La période faste du carillon commença en 1989, lors de la restauration de la mécanique et de l'arrivée d'un clavier au standard Européen de 65 touches. Plusieurs cloches Burdin furent refondues et des Paccard les remplacèrent. Cela à l'époque où Francisque Collomb était Maire. Pendant le règne de Michel Noir, le carillon fut porté de 29 à 65 cloches par l'adjonction de cloches neuves Paccard. Un peu plus tard, à l'occasion du G7, Raymond Barre étant Maire, 8 cloches Burdin furent remplacées par des Paccard et en 2000, une autre le fut également. La composition actuelle étant donc réduite à une dizaine de Burdin, sachant que le nombre de cloches indiqué (65) n'utilise que 64 cloches, une Dupont étant inutilisée car doublant une Burdin. Un système automatique a été installé permettant d'enregistrer des mélodies sur 25 cloches. Jusqu'en 2003, le carillon égrenait à 9 h, 12 h, 15 h et 18 h des mélodies qui étaient changées tous les six mois. En 2007, ce système n'est que peu utilisé. Depuis 2003 , la ville a décidé qu'il n'y aurait plus de carillonneur titulaire, rompant ainsi avec une tradition qui durait depuis 84 ans... Trois ou quatre fois par an, un carillonneur vient de Douai ; beaucoup de Lyonnais regrettent que cet instrument prestigieux ne soit plus utilisé. L'association du carillon Rhonalpin avait, en son temps, fait l'acquisition d'un clavier d'étude destiné à former des étudiants-carillonneurs ; ce dernier avait été offert à la Ville après acceptation par le Conseil Municipal. Sur le plan discographique : plusieurs disques 78 tours noirs ont été enregistrés en 1946/1947, pour Radio La Doua, Louis Chavand étant au clavier. Les airs enregistrés servaient de jingle à cette radio. Ce sont des documents historiques désormais exposés au Musée du Carillon de Taninges. En 2000, un CD a été enregistré : "carillons Lyonnais au XXIème siècle". On y trouve également quelques mélodies enregistrées sur le carillon mécanique de Saint Pierre de Vaise de Lyon, ainsi que le grand limonaire de Paul Bocuse avec les Cloches de Corneville.
En savopir plus : www.carillonrhonalpin.fr