Basilique
29 cloches
carillon électrique + ritournelles automatiques
Sans doute le carillon le plus élevé en altitude, la Basilique qui l'abrite étant à 1.800 m ! Sur ce site célèbre, le carillon vit le jour le 2 août 1914, avec 10 cloches Paccard et Arragon reliées à un clavier mécanique du type "manches de brouettes". On trouve dans un texte écrit à cette époque : " le mécanisme de ce carillon, assez primitif, rend pénible le maniement du clavier, mais la sonorité est agréable parce que chaque cloche (à l'exception du bourdon), est attaquée par son battant que relève un étrier d'acier, donc frappée au meilleur endroit pour empêcher la formation d'harmoniques partiels désagréables ". Malheureusement le carillon perdra sa traction mécanique et sera électrifié. Le projet avait prévu d'inclure le clavier du carillon comme troisième clavier sur la console de l'orgue du facteur Jean-Baptiste Ghys (début XXème siècle), mais cela ne se fit pas: ce fut l'orgue qui passa de 2 à 3 claviers. Un petit clavier électrique sera ajouté sur la partie droite de la console reprenant la tessiture complète du carillon, ce qui permet ainsi de jouer pour la première fois, en France sinon au monde, l'orgue de la main gauche et le carillon de la main droite. Un décalage existe cependant quant au diapason : celui de l'orgue est à 440, et celui du carillon à 435. Le carillonneur, Jean Milcent, joue l'accompagnement des cantiques, dont certains composés à l'occasion du centenaire des apparitions, en 1946 par le Père jean Guilloux, ainsi que des thèmes grégoriens, des versets ou des chorals transcrits de Bach, Buxtehude,etc ... (Infos : Sanctuaire de la Salette 38970 La Salette . Tél. 04.76.30.00.11). Particularité amusante : les 4 plus grosses cloches sont la propriété de la Commune, les autres appartenant à l'association Diocèsaine de Grenoble. Tessiture de l'instrument : Si2 à Do6